Michèle TABAROT, Député de la 9° Circonscription des Alpes-Maritimes

Elus, Forces de sécurité et de secours, citoyens… s'étaient rassemblés ce vendredi dans les Jardins de l'Hôtel de Ville du Cannet pour participer à une cérémonie d'hommage en mémoire du Colonel Arnaud Beltrame, Officier supérieur de la Gendarmerie nationale, de Jean Mazières, Christian Medves, Hervé Sosna, victimes eux aussi de l'attaque terroriste perpétrée le 23 mars dernier à Trèbes et Carcassonne, dans l'Aude, mais aussi de Mireille Knoll, assassinée dans XIe arrondissement de Paris parce qu'elle était de confession juive.

Arnaud Beltrame, Jean Mazières, Christian Medves et Hervé Sosna… Quatre noms de plus viennent s’ajouter à la liste des 245 innocents, victimes du terrorisme islamiste sur le sol français au cours de ces trois dernières années.

Toute la Nation s’est inclinée devant le sacrifice du Colonel Beltrame, un héros mort en martyr, qui a donné sa vie pour sauver celles de ses compatriotes.

Dans ce décor de deuil, que l'on retrouve après chaque attentat, il faut maintenant entendre la colère exprimée par les Français.

Ils ne comprennent pas comment un individu surveillé, « fiché S » pour radicalisation islamiste, accueilli par la France en son sein par le processus de naturalisation, a pu blesser mortellement un Officier supérieur de la Gendarmerie et assassiner trois autres personnes.

Illustration : Palais de Justice

Dans ses annonces sur les réformes qu’il veut engager au sujet des prisons et des sanctions pénales, le Chef de l’État avait devant lui deux options pour répondre au défi de la surpopulation carcérale.

La première option, courageuse, étant celle de la fermeté, en se donnant les moyens de veiller à ce que chaque peine prononcée soit effectuée. Pour y parvenir, il faudrait augmenter substantiellement le nombre de places de prisons. C’est d’ailleurs une nécessité absolue car malgré le discours officiel, la surpopulation carcérale n’est pas le fait d’un nombre trop important de détenus mais bien du manque de places disponibles ! En 2015, notre pays comptait 98 détenus pour 100.000 habitants alors que la moyenne européenne était elle de 116.

La seconde option, étant celle de diminuer drastiquement le nombre de personnes incarcérées en favorisant les peines alternatives à la détention et les aménagements de peines, dans le prolongement de la politique laxiste conduite sous le précédent quinquennat par Christiane Taubira au Ministère de la Justice.