Michèle TABAROT, Député des Alpes-Maritimes

Alors qu’ils se trouvent parmi les français les plus impactés par les différentes mesures prises depuis un an et demi, je déplore que les retraités figurent parmi les grands absents des annonces gouvernementales de « sortie de crise » prononcées hier par le Premier Ministre.

Pourtant avec la hausse de la CSG qui représente 4,5 milliards d’euros supplémentaires de prélèvements, ajouté à cela, le quasi-gel de leurs pensions de retraites, c’est un manque à gagner de 9 milliards d’euros qui se traduira pour eux par une perte de Pouvoir d’achat en moyenne de 200 euros en 2019 et de 400 euros en 2020, si rien n’est fait d’ici là…

C’est pourquoi, je demande à ce que les retraités ne soient plus les laissés pour compte de ce quinquennat.

D’abord, en les associant pleinement aux prochaines négociations qu’organisera le Gouvernement, et ensuite, par une véritable inflexion de la politique menée à leur encontre afin de remédier à la dégradation de leurs conditions de vie depuis l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron.

Le député de la 9° Circonscription réclame l'attention de la Ministre des solidarités et de la santé sur les conséquences de l'application de la note d'information de la Direction Générale de l'Offre de Soins datée du 19 mars 2018 relative aux modalités de prise en charge par les établissements de santé des transports des patients.

Entré en vigueur au 1er octobre, l'article 80 de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale catégorise les frais de transport des patients liés aux permissions de sorties parmi les dépenses qui ne seront plus supportées par l'assurance maladie.

La mise en œuvre de la promesse de campagne du Chef de l’État intitulée « le reste à charge zéro » s'agissant du remboursement intégral de certaines lunettes, prothèses dentaires et auditives ne manque pas de susciter de réelles inquiétudes.

Prétendument indolore, la version de l’Exécutif vient d’être mise à mal par une récente étude qui tend à démontrer que les « Mutuelles » n’auront d’autre alternative que celle d’augmenter leurs tarifs pour faire face au coût du dispositif.