Michèle TABAROT, Député de la 9° Circonscription des Alpes-Maritimes

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A l’occasion de la 72ème Assemblée Générale des Nations-Unies, Michèle TABAROT s’est rendue durant trois jours à New-York, avec une délégation de parlementaires de la Commission des Affaires étrangères dont elle est membre.

Dans un contexte international très difficile, les enjeux de cette session aux « Nations-Unies » sont essentiels avec notamment les questions autour de la Corée du Nord et de la Syrie, la lutte contre le terrorisme, l’aide aux victimes des cyclones, les grandes migrations, les tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran autour du Yémen avec un risque de famine sans précédent pour les populations…

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Au programme de ce déplacement officiel figuraient donc plusieurs rencontres de haut-niveau avec des Secrétaires Généraux adjoints de l’ONU et des responsables des programmes des Nations-Unies ainsi que de nombreux échanges avec les représentants de plusieurs pays et notamment les États-Unis, la Russie, la Chine et la Corée.

Ce déplacement est ainsi l’occasion pour la délégation de faire le point sur les difficultés existantes, les efforts diplomatiques entrepris et la contribution que la France peut y apporter.

031117.APLAccession

Dans le second volet de Loi de Finances 2018 figure la suppression de l’A.P.L dit « d’accession à la propriété ». Cette aide destinée aux ménages dont les revenus s’élèvent entre 2 et 2,5 S.M.I.C et qui deviennent propriétaires de leur résidence principale représentait jusqu’alors 2% du budget global des aides au Logement.

L'économie escomptée est relativement dérisoire. Le Gouvernement l'estime lui-même à seulement 50 millions d’euros, d’autant plus que les ménages modestes qui en bénéficiaient jusqu’à présent n’auront plus d’autre alternative à l’avenir que celle de rester locataires. Ils continueront donc de percevoir une A.P.L nettement plus importante à la location qu’à l’accession, plusieurs dizaines d’années, au lieu d’être encouragés à devenir propriétaire, avec une incitation financière qui s’éteindrait une fois leur emprunt remboursé.

Décision incompréhensible au regard d'autres choix décidés dans le même temps…

Cette décision se révèle pour le moins incompréhensible au regard d’autres choix décidés dans le même temps par l’exécutif, comme celui d’augmenter de 108 millions d’euros le budget de l’Aide Médicale d’État pour les étrangers en situation irrégulière, qui avoisinera au total le milliard d’euros pour l’année 2018.

Si nous cherchons vraiment des moyens de financer des politiques publiques utiles à nos concitoyens, il faut avoir le courage de mettre fin à cette fuite en avant et réformer en profondeur l’A.M.E.

Si le gouvernement s’y refuse – comme cela en prend le chemin – qu’il accepte alors au moins l'amendement de notre Groupe « Les Républicains » visant à réintroduire la franchise sur l’A.M.E, supprimée en 2012, du temps de François Hollande…

191017.Illustr PrisonFresnesSelon un article TF1 – LCI ®… Deux islamistes radicaux sont soupçonnés d’avoir préparé la commission d'une action violente imminente depuis leur cellule (image d'illustration : prison de Fresnes, en région parisienne)

En milieu de semaine, le Président de la République a décliné les orientations du quinquennat en matière de sécurité. Il a évoqué un « plan national d'action contre la radicalisation » s'appuyant sur l'identification de territoires qui feront l'objet d'une surveillance spécifique. Cette approche géographique n'est pas suffisante.

Dès 2006, lors de la remise d’un rapport sur le Budget de nos prisons, j’avais alerté sur les dangers du prosélytisme religieux dans les établissements carcéraux, le manque de moyens pour les aumôniers, et l’existence d’un islamisme radical dans certaines prisons avec des prêches fondamentalistes.

Depuis je n’ai eu de cesse de renouveler ces initiatives. Après la succession d'événements tragiques – comme la tuerie commise au Musée juif de Bruxelles où un individu radicalisé en centre pénitentiaire avait abattu quatre personnes – soutenue par 50 collègues parlementaires dans cette démarche, j’avais réclamé la création d’une commission d’enquête à l’Assemblée nationale sur le radicalisme religieux en prison.

031017.PJLTerrorisme militaire

Depuis 2012, j’ai toujours soutenu les dispositifs de lutte contre le terrorisme qui allaient dans le sens du renforcement de la sécurité des Français. A plusieurs reprises, j’ai voté la reconduction de l’État d’urgence.

Aujourd’hui, le Gouvernement nous explique que le risque terroriste n’a jamais été aussi élevé dans notre pays. Or, tel qu’il a été soumis au vote du Parlement, le Projet de « loi antiterroriste » est à rebours de l’exigence de protection que réclame le niveau de menace actuel.

Je pense en particulier aux perquisitions administratives subordonnées à l'autorisation du juge judiciaire, et non plus à l'autorité administrative, aux assignations à résidence vidées de leur efficacité car leur périmètre ne pourra plus être inférieur à celui de la commune, ou même, aux fouilles qui désormais ne pourront être effectuées qu'avec le consentement des personnes visées.