Michèle TABAROT, Député de la 9° Circonscription des Alpes-Maritimes

Les actes de violences urbaines qui ont accompagné le défilé du 1er mai en plein Paris sont intolérables et je les dénonce avec la plus grande fermeté. Ils illustrent malheureusement ce que nous redoutions depuis plusieurs mois.

En effet, dans ses déclarations, le Préfet de Police de Paris a expliqué ne plus disposer des mêmes moyens qu’il y a quelques mois pour contrôler les accès et encadrer les manifestations.

Ce qui a changé aujourd'hui, c’est que notre pays n’est plus sous le régime de l’État d’urgence alors que les menaces et les tensions sont toujours aussi fortes.

Ce qui a changé, c’est que la Police ne peut plus délimiter de périmètres, définir les entrées et procéder aux vérifications nécessaires pour assurer la sécurité de chacun dans et autour des manifestations. Surtout, ce qui a profondément changé, c’est que les décisions récentes du Gouvernement ont fait reculer la sécurité des Français comme jamais depuis des années.

Je n’ai eu de cesse de le dénoncer avec force…

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Car contrairement à ce que revendique à tort le Gouvernement, aucune loi n’est venue compenser la sortie de l’État d’urgence. Les Forces de l’ordre – dont je veux saluer le courage et la maitrise face aux casseurs – ont aujourd’hui moins de moyens juridiques, moins de capacité d’action mais elles subissent toujours plus de menaces.

Guillemet red gauche Les scènes de violences qui ont perturbé le défilé du 1er mai viennent confirmer que sortir de l’État d'urgence était une lourde erreur !
Guillemet red droite

Dans ce contexte lourd, il est impératif que chacun prenne désormais ses responsabilités. Nul ne peut prétendre avoir été « surpris » alors que la venue de ces extrémistes d’ultra-gauche était prévue et que nous avons vu le niveau de violence dont ils sont capables à Notre-Dame-Des-Landes.

La loi doit évoluer sans délai pour améliorer les capacités de surveillance, permettre les contrôles à l’entrée des cortèges et veiller aussi à en écarter les individus dangereux. Il faut aussi la plus grande mobilisation et la plus grande sévérité pour appréhender les coupables, les traduire en Justice et démanteler leurs organisations.

C’est un enjeu de sécurité, mais aussi de restauration d’une autorité de l’État bien mal en point, confrontée aux défiances permanentes de ces groupuscules extrémistes.