Michèle TABAROT, Député de la 9° Circonscription des Alpes-Maritimes

Avant l’ouverture de la séance des « Questions au Gouvernement », j’étais invitée sur LCP pour évoquer l’actualité récente dans notre pays.

Retour sur l’agression odieuse lundi soir à Sarcelles d’un jeune garçon de confession juive, mais aussi, la reconstruction de l’union au sein des Républicains après la tenue de notre Conseil national le week-end dernier.

Place ensuite à mon activité parlementaire avec la demande d’une commission d’enquête sur « la sécurité des personnels pénitentiaires et la détention des djihadistes dans nos prisons » pour laquelle j’ai reçu le soutien de près de 50 Députés cosignataires, et enfin, le regard que je porte sur la politique d’Emmanuel Macron et de son Gouvernement confrontés aux différents « fronts sociaux » en ce début d’année.

Année après année, une salle qui ne désemplie pas avec plus de 3.200 participants et un très grand nombre d’élus présents pour ce rendez-vous. De beaux moments d’échanges et de partages dans une ambiance toujours aussi chaleureuse et conviviale à l’occasion de notre traditionnelle cérémonie de présentation des vœux du nouvel an au Cannet.

151217.Consult SitesDjihad

Le Conseil constitutionnel a censuré une nouvelle fois le texte créant un délit et réprimant la consultation de sites djihadistes. Il avait déjà censuré une première version de cette disposition. L'article sanctionnait de deux ans de prison et de 30.000 euros d'amende le fait de consulter de manière habituelle, sans motif légitime, un site internet faisant l'apologie ou provoquant à la commission d'actes de terrorisme – Source AFP

L’existence d’un tel délit au cœur de notre code pénal est sans conteste un enjeu de cohésion nationale et de lutte contre l’endoctrinement et la radicalisation dont nous savons qu’une grande partie s’opère « en ligne » et par l’intermédiaire des « réseaux sociaux ».

Face au risque de banalisation d’un tel comportement dont nous connaissons les dangers qu’il comporte, il y a urgence à faire réinscrire ce délit de consultation régulière de sites djihadistes dans le code Pénal.

Nos démocraties ne doivent pas être faibles devant l’ampleur de la menace. La France est en guerre contre le terrorisme islamiste et nous devons doter notre arsenal judiciaire de tous les moyens pour y faire face.

C’est pourquoi je viens d’interpeller le Gouvernement pour qu’il soutienne un nouveau texte visant à introduire cette disposition dans la loi en tenant compte des observations du Conseil constitutionnel.