Michèle TABAROT, Député des Alpes-Maritimes

Les actes de violences urbaines qui ont accompagné le défilé du 1er mai en plein Paris sont intolérables et je les dénonce avec la plus grande fermeté. Ils illustrent malheureusement ce que nous redoutions depuis plusieurs mois.

En effet, dans ses déclarations, le Préfet de Police de Paris a expliqué ne plus disposer des mêmes moyens qu’il y a quelques mois pour contrôler les accès et encadrer les manifestations.

Ce qui a changé aujourd'hui, c’est que notre pays n’est plus sous le régime de l’État d’urgence alors que les menaces et les tensions sont toujours aussi fortes.

Ce qui a changé, c’est que la Police ne peut plus délimiter de périmètres, définir les entrées et procéder aux vérifications nécessaires pour assurer la sécurité de chacun dans et autour des manifestations. Surtout, ce qui a profondément changé, c’est que les décisions récentes du Gouvernement ont fait reculer la sécurité des Français comme jamais depuis des années.

Je n’ai eu de cesse de le dénoncer avec force…

Elus, Forces de sécurité et de secours, citoyens… s'étaient rassemblés ce vendredi dans les Jardins de l'Hôtel de Ville du Cannet pour participer à une cérémonie d'hommage en mémoire du Colonel Arnaud Beltrame, Officier supérieur de la Gendarmerie nationale, de Jean Mazières, Christian Medves, Hervé Sosna, victimes eux aussi de l'attaque terroriste perpétrée le 23 mars dernier à Trèbes et Carcassonne, dans l'Aude, mais aussi de Mireille Knoll, assassinée dans XIe arrondissement de Paris parce qu'elle était de confession juive.

Arnaud Beltrame, Jean Mazières, Christian Medves et Hervé Sosna… Quatre noms de plus viennent s’ajouter à la liste des 245 innocents, victimes du terrorisme islamiste sur le sol français au cours de ces trois dernières années.

Toute la Nation s’est inclinée devant le sacrifice du Colonel Beltrame, un héros mort en martyr, qui a donné sa vie pour sauver celles de ses compatriotes.

Dans ce décor de deuil, que l'on retrouve après chaque attentat, il faut maintenant entendre la colère exprimée par les Français.

Ils ne comprennent pas comment un individu surveillé, « fiché S » pour radicalisation islamiste, accueilli par la France en son sein par le processus de naturalisation, a pu blesser mortellement un Officier supérieur de la Gendarmerie et assassiner trois autres personnes.