Michèle TABAROT, Député des Alpes-Maritimes

Alors qu’ils se trouvent parmi les français les plus impactés par les différentes mesures prises depuis un an et demi, je déplore que les retraités figurent parmi les grands absents des annonces gouvernementales de « sortie de crise » prononcées hier par le Premier Ministre.

Pourtant avec la hausse de la CSG qui représente 4,5 milliards d’euros supplémentaires de prélèvements, ajouté à cela, le quasi-gel de leurs pensions de retraites, c’est un manque à gagner de 9 milliards d’euros qui se traduira pour eux par une perte de Pouvoir d’achat en moyenne de 200 euros en 2019 et de 400 euros en 2020, si rien n’est fait d’ici là…

C’est pourquoi, je demande à ce que les retraités ne soient plus les laissés pour compte de ce quinquennat.

D’abord, en les associant pleinement aux prochaines négociations qu’organisera le Gouvernement, et ensuite, par une véritable inflexion de la politique menée à leur encontre afin de remédier à la dégradation de leurs conditions de vie depuis l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron.

La mise en œuvre de la promesse de campagne du Chef de l’État intitulée « le reste à charge zéro » s'agissant du remboursement intégral de certaines lunettes, prothèses dentaires et auditives ne manque pas de susciter de réelles inquiétudes.

Prétendument indolore, la version de l’Exécutif vient d’être mise à mal par une récente étude qui tend à démontrer que les « Mutuelles » n’auront d’autre alternative que celle d’augmenter leurs tarifs pour faire face au coût du dispositif.

Michèle Tabarot interpelle le Ministre de l'Économie et des Finances sur les préjudices qu’entraînerait la suppression du « taux réduit » de taxe qui s’applique actuellement sur le G.N.R. (Gasoil Non Routier) et réclame qu’une attention toute particulière soit portée à la mobilisation des professionnels qui lui demandent instamment de renoncer à cette mesure contenue dans le PLFSS 2019 du Gouvernement.

En effet, elle aurait comme conséquence de pénaliser très lourdement les entreprises du Bâtiment et des Travaux Publics, avec un impact estimé à près d’un milliard d’euros pour ces acteurs majeurs de l'économie française.

Un tel déséquilibre risquerait de conduire inéluctablement à des suppressions d'emplois et à des cessations d'activités dans un secteur qui rencontre déjà depuis plusieurs années des difficultés conjoncturelles persistantes.

Par ailleurs, en raison des marges extrêmement faibles pratiquées dans le secteur du BTP, cette disposition engendrerait « in fine » une hausse des coûts de réalisation des infrastructures routières, des logements ou des travaux de rénovation, qui serait alors directement supportée par les contribuables, ainsi que les propriétaires ou futurs acquéreurs.