La Lettre d'information de Michèle TABAROT | Février 2021

Madame, Monsieur,
Chers Amis,

Les choix – ou les non-choix – faits par le Gouvernement ces dernières semaines révèlent un Pouvoir exécutif de plus en plus aux abois, incapable de prendre des décisions claires et d’assumer des idées fortes.

Nous le voyons face aux séparatismes…

En octobre dernier, le Chef de l’État avait promis une loi courageuse contre ces phénomènes qui minent notre Nation. Au final, nous n’avons rien de tout cela. L’ambition initiale a laissé la place à un catalogue de mesures insuffisantes et l’islamisme politique n’y est même plus désigné comme l’ennemi de la France.

Nous le voyons aussi face à la crise sanitaire…

Après avoir passé plusieurs jours à parler d’un confinement lourd, le Premier Ministre a finalement annoncé quelques adaptations dont nous verrons sur la durée si elles étaient suffisantes ou si nous devrons en payer le prix fort.

Nous le voyons avec la farce du « Beauvau de la sécurité »…

Lorsque le Gouvernement a eu peur de se placer du côté de nos vaillantes Forces de l’ordre victimes de tant d’agressions et de violences au quotidien alors qu’elles méritent tout notre soutien.

Le Chef de l’État s’offusque de nos interrogations. Quand les Français questionnent sa politique, ils les traitent avec mépris de « procureurs », comme il l’avait fait auparavant en nous traitant de « gaulois réfractaires ». Il serait mieux inspiré de se poser les bonnes questions et de se remettre lui-même en cause.

Tant qu’il continuera d’agir avec arrogance et qu’il ne montrera pas de la constance et de la conviction, il ne parviendra pas à se réconcilier avec les Français.


290121.Visuel flacVaccin

Michèle TABAROT alerte le Ministre de la Santé face au manque de doses de vaccin sur le terrain

Michèle TABAROT vient une nouvelle fois d’alerter le Ministre de la Santé face aux difficultés rencontrées sur le terrain dans la mise en œuvre de la campagne de vaccination faute d’approvisionnements suffisants en doses de vaccin.

Depuis le début de la pandémie, les collectivités locales ont pris plus que leur part à l'effort de soutien à nos concitoyens pour veiller au respect des règles édictées pour contenir l'épidémie, fournir des équipements de protection à la population, mettre en place des protocoles sanitaires dans les bâtiments publics parmi lesquels les crèches et les écoles, renforcer la solidarité notamment auprès des personnes fragiles et des séniors ou encore pour accompagner les entreprises frappées par la crise économique.

Dans la continuité de ces engagements et face aux grandes difficultés rencontrées par l'État dans le déploiement de la stratégie vaccinale, de nombreuses communes ont souhaité mettre en place des centres de vaccination.

Elles le font avec leurs propres moyens logistiques et humains, en lien avec les professionnels de santé locaux.

Ces équipes gèrent ainsi les stocks de matériels médical, la mise en place des lignes de vaccination, les prises de rendez-vous, l'accueil mais aussi les questionnaires médicaux préalables.

Elles sont clairement le maillon essentiel de la chaine de vaccination sur lequel la partie opérationnelle de la stratégie nationale repose désormais.

Dans ce contexte, le devoir de l'État, au-delà du contrôle, est de veiller au bon approvisionnement des centres en doses de vaccins. Or, les dysfonctionnements s’accumulent à ce niveau.

Guillemet red gauche Rien que pour les Alpes-Maritimes, l’État a revu brutalement ses engagements et réduit de 30% ses livraisons Guillemet red droite

Les communes ne parviennent pas à connaitre le stock qui leur sera livré d'une semaine sur l'autre.

Dans certains départements, l'État s'est pourtant engagé sur le nombre de doses hebdomadaires disponible pour chaque centre.

Pour autant, les quantités finalement livrées ne respectent pas ces engagements avec, par exemple pour les Alpes-Maritimes, une diminution de 30% des livraisons constatée la semaine du 25 janvier.

Cette situation est plus que problématique. Elle nuit à l'action menée.

Elle empêche d'anticiper la programmation des rendez-vous et rend très aléatoire la bonne conduite des opérations.

Guillemet red gauche Ces allers-retours permanents nuisent à l'action des Collectivités locales à un moment où il est capital d’intensifier notre lutte contre le virus ! Guillemet red droite

Il est donc essentiel d'améliorer la planification, avec un calendrier clair et respecté des livraisons, et d'apporter enfin des certitudes aux collectivités sur les doses mises à leur disposition afin de pouvoir mieux organiser les lignes de vaccination et mieux informer nos concitoyens, dont certains s'impatientent légitimement face au manque de visibilité.

Les élus locaux engagés avec beaucoup de détermination contre la pandémie attendent du Ministre qu’il prenne d’urgence des mesures à un moment où il est capital d’intensifier notre lutte contre le virus.


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Dans le domaine de l'adoption comme ailleurs, l'intérêt de l'enfant doit rester la priorité

Nice-Matin consacre un dossier de 4 pages sur la proposition de loi « controversée » visant à réformer l'adoption.
En effet, celle-ci risque de bouleverser l'architecture de l'adoption y compris ce qui fonctionnait bien jusqu'ici, sans aucune justification ni concertation.

Questions à Michèle TABAROT, Député des Alpes-Maritimes
Par Mathilde Tranoy, Journaliste à Nice-Matin

Aujourd’hui quelles sont les principales problématiques rencontrées par les personnes seules ou en couple qui souhaitent adopter un enfant ?

Michèle Tabarot : Le parcours des candidats à l’adoption est de plus en plus compliqué. En dehors des adoptions intrafamiliales, il y a de moins en moins d’enfants adoptés. A l’international, le nombre d’adoptions par des Français est passé de 3 500 en 2010 à moins de 500 en 2019. Les pays donnent désormais la priorité aux adoptions nationales. En France, il y a environ 3 000 pupilles de l’État dont 600 à 700 sont adoptés chaque année. Les autres ont des besoins spécifiques, soit parce qu’ils sont malades, âgés ou membres de fratries, et sont placés en établissements ou en familles d’accueil. Nous avons ainsi 11 000 agréments en cours de validité dont une grande partie ne se conclura malheureusement pas par une adoption.

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