Michèle TABAROT, Député des Alpes-Maritimes

Ce matin, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, j’ai interrogé le Gouvernement sur les nuisances liées à l’aéroport de Cannes – Mandelieu qui concernent au quotidien plus de 50.000 personnes survolées.

J’ai ainsi voulu alerter sur la nécessité d’enfin mieux prendre en compte l‘exaspération des riverains, des associations de défense de l’environnement et des élus, face à une situation qui s’est nettement dégradée au cours de ces dernières années.

J’ai d’abord rappelé les avancées que nous avions obtenues. En 2003, avec la limitation annuelle du nombre de jets et du tonnage des avions à 22 tonnes. Puis en 2009, avec le classement en catégorie B et l’exigence de formation des pilotes.

180619.Visuel QOSD NuisAériennesVID

Malheureusement, ces dernières années, les progrès ont été remis en cause. La limitation annuelle du nombre de jets a été supprimée et le tonnage des appareils porté à 35 tonnes.

Les nuisances se sont aggravées et l’exaspération s’est transformée en colère.

J’ai pris acte des intentions du gouvernement face à la nécessité d’agir, en revanche je déplore qu’une nouvelle fois la réalité des dangers et des atteintes au cadre de vie des riverains ait été niée.

Certes des engagements ont été pris sur l’aviation légère, les vols à basse altitude ou encore le lancement de l’étude de la trajectoire « nord-ouest » mais ils sont insuffisants et beaucoup trop lents dans le contexte actuel d’urgence écologique.

C’est pourquoi, j’ai réclamé davantage de mesures fortes et immédiates : l’augmentation des atterrissages par la mer, le retour à une limitation du nombre de jets ou encore l’étude d’une procédure d’atterrissage en pente douce plutôt qu’à altitude constante…

Aucune réflexion ne doit être occultée. C’est un enjeu majeur pour l’ensemble du territoire.

Avec les élus et les associations nous voulons pouvoir y travailler avec l’État dans le cadre d’un groupe de travail dont j’ai demandé la constitution auprès du Gouvernement.

Nous restons déterminés à poursuivre notre action et à retourner très rapidement au Ministère défendre des propositions concertées et très concrètes.

14 ans après l'adoption de la grande loi de 2005 sur le handicap, des progrès ont été enregistrés – avec notamment le triplement en dix ans du nombre d'enfants scolarisés en « milieu ordinaire » – mais des difficultés réelles persistent comme chacun a pu le constater lors de la dernière rentrée scolaire.

L'écart reste malheureusement souvent important entre les grands principes posés par la loi et le vécu des familles et de leurs enfants avec des moyens insuffisants, des accompagnants trop peu nombreux et en situation de précarité, des parcours administratifs complexes...

Porter des propositions fortes pour engager une nouvelle étape en faveur de l'inclusion des élèves en situation de handicap dans les écoles et les universités de la République, c’est l’ambition que devra poursuivre cette commission d’enquête parlementaire à laquelle je suis heureuse d’appartenir.

Dans le cadre de la mission d'information parlementaire sur l'avenir de la zone Euro dont elle est co-rapporteur pour la Commission des Affaires européennes de l'Assemblée Nationale, Michèle Tabarot, Député des Alpes-Maritimes s'est rendue à Bruxelles.