Michèle TABAROT, Député-Maire du Cannet

Lutte contre les nuisances aériennes

Je suis intervenue dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale pour interroger la Ministre de l’Environnement, de l'Énergie et de la Mer, sur l’évolution de l’aéroport de Cannes/Mandelieu qui suscite des inquiétudes parmi les associations du fait qu’un certain nombre d’avancées obtenues par le passé sont aujourd’hui remises en cause.

Madame la Ministre, le dialogue constructif qui a toujours prévalu entre les élus, les associations et la plateforme, a permis, par le passé, d’obtenir un certain nombre d’avancées pour veiller à la tranquillité et à la sécurité des riverains. Elles sont aujourd’hui remises en causes.

Ainsi, la limitation du nombre de mouvements annuels a disparue, et le tonnage maximal des avions est passé de 22 à 35 tonnes. Ces évolutions suscitent une certaine inquiétude, d'autant plus que les différentes garanties apportées, à l’image du récent plan anti-bruit, tardent à produire leurs effets.

Ainsi, durant l’été 2016, le nombre de plaintes a augmenté de 157% par rapport à l’été 2015. Ce constat est d’abord lié au fait que la trajectoire privilégiée survole le territoire de 7 communes denses. De plus les consignes d’approche et les zones sensibles ne sont pas toujours respectées. L’enjeu est à la fois sécuritaire, mais aussi environnemental avec les nuisances sonores générées.

Pour y répondre, il faut d’abord veiller au respect des procédures. Des actions concrètes doivent être engagées chaque fois qu’elles ne sont pas suivies.

Guillemet red gauche Les approches par la mer ont pu représenter jusqu'à 30% des atterrissages. Il existe une véritable marge pour réduire le passage sur les terres
Guillemet red droite

L’autre voie d’amélioration concerne les trajectoires. Par le passé, les approches par la mer ont pu représenter jusqu’à 30% des atterrissages. L’été dernier le taux n’a été que de 10%. Il existe donc une marge pour réduire le passage sur les terres. De même, d’autres trajectoires sont actuellement examinées et les conclusions sont attendues.

Madame la Ministre, pouvez-vous nous dire où en sont les études et nous préciser ce qui pourrait être fait pour réduire les désagréments subis par les habitants des zones survolées ?


160217.VisuelNM NuisancesAériennes