La crise sanitaire s’est rapidement doublée d’une crise économique et sociale lourde. Dans ce contexte il est essentiel de s’engager pour alerter le Gouvernement quant aux besoins des forces vives locales.

Grâce à notre mobilisation, des progrès importants ont pu être obtenus dès le printemps avec notamment l’élargissement de l’accès au fonds de soutien pour les entreprises et des mesures spécifiques pour les professionnels libéraux.

Nous avons poursuivi le travail sur la durée... Avec le soutien de nombreux collègues Députés « Les Républicains », j'ai déposé une série d'amendements afin de soutenir les entreprises dépendantes de la fréquentation touristique ainsi que les acteurs de l'hôtellerie et de la restauration.

Les effets de la crise sont durables, les besoins sont encore nombreux et la détermination à poursuivre l’action est intacte dans l’intérêt de ceux qui font le dynamisme et l’image de notre territoire.

Depuis plusieurs mois, nous assistons à une explosion des violences dans notre pays. L’insécurité progresse et l’inquiétude des Français suit la même trajectoire. Nous l’avons ressenti sur la Côte-d’Azur où les troubles et les agressions se sont multipliés durant cet été perturbé par l’expansion mondiale du coronavirus.

Pendant ce temps, le Chef de l’État se contente d’observer et de commenter. Lui qui récemment qualifiait les agressions « d’incivilités », admet désormais que notre société dans son ensemble est confrontée à une  banalisation de la violence.

Mais les petites phrases et les déclarations d’intention ne suffisent plus. Il est plus que temps pour le Gouvernement d’agir.

Nos enfants ont retrouvé le chemin de l’école dans un climat forcément bien particulier.

Au-delà de la joie de revoir ses camarades, nous savons aussi que l’appréhension traditionnellement ressentie face à la découverte de sa nouvelle classe, de nouveaux enseignants et parfois d’un nouvel établissement se double cette année de la crainte légitime face au risque sanitaire lié à la Covid-19.

La reprise des cours était bien évidemment nécessaire après cette longue interruption dûe au confinement et un retour en pointillés durant quelques semaines avant l'été.

Elle ne peut s’envisager autrement qu’avec un maintien d’un haut-niveau d’exigence sanitaire pour prévenir les risques et protéger les familles. A cet égard je regrette que le Gouvernement ait tardé à définir un protocole qui demeure encore flou à bien des égards. Une nouvelle fois, les Collectivités locales ont pris leurs responsabilités et compensé les atermoiements de l’État par la mise en place des meilleurs dispositifs de protection possibles.

Les réponses ne peuvent s’improviser et plus que jamais la clarté s’impose.

Malheureusement cette clarté n’était pas au rendez-vous non plus pour les entreprises et les administrations. L’exigence du port du masque à compter du 1er septembre avec des dérogations dont le cadre n’est pas assez précis.

Enfin, l’exigence de clarté s’impose dans le calendrier des réformes à venir. Les annonces sont nombreuses mais les actions bien trop insuffisantes.

Le plan de relance, priorité parmi les priorités, a été décalé. La réforme des retraites repoussée sine die. Le nouvel acte de décentralisation toujours au stade d'une vague promesse. La réaction impérative face à l’explosion des violences n’est même plus à l’ordre du jour… Tout ici donne le sentiment que les 600 derniers jours du quinquennat seront placés sous le signe de l’immobilisme.

Notre pays ne peut se le permettre et nous exhortons le Président et le Gouvernement à agir concrètement et rapidement pour le redressement de la France et pour le bien-être des Français.