Michèle TABAROT, Député des Alpes-Maritimes

Arnaud Beltrame, Jean Mazières, Christian Medves et Hervé Sosna… Quatre noms de plus viennent s’ajouter à la liste des 245 innocents, victimes du terrorisme islamiste sur le sol français au cours de ces trois dernières années.

Toute la Nation s’est inclinée devant le sacrifice du Colonel Beltrame, un héros mort en martyr, qui a donné sa vie pour sauver celles de ses compatriotes.

Dans ce décor de deuil, que l'on retrouve après chaque attentat, il faut maintenant entendre la colère exprimée par les Français.

Ils ne comprennent pas comment un individu surveillé, « fiché S » pour radicalisation islamiste, accueilli par la France en son sein par le processus de naturalisation, a pu blesser mortellement un Officier supérieur de la Gendarmerie et assassiner trois autres personnes.

Illustration : Palais de Justice

Dans ses annonces sur les réformes qu’il veut engager au sujet des prisons et des sanctions pénales, le Chef de l’État avait devant lui deux options pour répondre au défi de la surpopulation carcérale.

La première option, courageuse, étant celle de la fermeté, en se donnant les moyens de veiller à ce que chaque peine prononcée soit effectuée. Pour y parvenir, il faudrait augmenter substantiellement le nombre de places de prisons. C’est d’ailleurs une nécessité absolue car malgré le discours officiel, la surpopulation carcérale n’est pas le fait d’un nombre trop important de détenus mais bien du manque de places disponibles ! En 2015, notre pays comptait 98 détenus pour 100.000 habitants alors que la moyenne européenne était elle de 116.

La seconde option, étant celle de diminuer drastiquement le nombre de personnes incarcérées en favorisant les peines alternatives à la détention et les aménagements de peines, dans le prolongement de la politique laxiste conduite sous le précédent quinquennat par Christiane Taubira au Ministère de la Justice.

Avant l’ouverture de la séance des « Questions au Gouvernement », j’étais invitée sur LCP pour évoquer l’actualité récente dans notre pays.

Retour sur l’agression odieuse lundi soir à Sarcelles d’un jeune garçon de confession juive, mais aussi, la reconstruction de l’union au sein des Républicains après la tenue de notre Conseil national le week-end dernier.

Place ensuite à mon activité parlementaire avec la demande d’une commission d’enquête sur « la sécurité des personnels pénitentiaires et la détention des djihadistes dans nos prisons » pour laquelle j’ai reçu le soutien de près de 50 Députés cosignataires, et enfin, le regard que je porte sur la politique d’Emmanuel Macron et de son Gouvernement confrontés aux différents « fronts sociaux » en ce début d’année.