Michèle TABAROT, Député de la 9° Circonscription des Alpes-Maritimes

Nous avons pris connaissance le 14 février dernier des orientations relatives au budget de l’Union européenne pour l’après 2020.

Les collectivités devront leur porter une attention toute particulière car elles auront, entre autres, un effet direct sur le volet essentiel de la politique de cohésion des territoires.

Ces nouvelles orientations conduiraient à faire évoluer considérablement cette dernière, avec l’objectif affiché de renforcer son efficacité, mais aussi le risque d’une diminution de son montant dans la continuité du Brexit et de la perte de moyens qu’il représente pour l’Union européenne.

220318.CouvBEL335 Mars2018Renforcer l’efficacité est une priorité. La complexité des mécanismes fait que, dans la majorité des pays européens et notamment en France, les aides européennes prévues pour la période 2014/2020 sont sous-consommées alors qu’elles représentent une source non négligeable de soutien à l’investissement.

La diminution éventuelle des aides à la cohésion serait dès lors une très mauvaise nouvelle pour les collectivités locales, la France et l’Europe, qui, dans sa réflexion, ne doit pas perdre de vue que la meilleure réponse à apporter à l’euroscepticisme et à l’europessimisme est de montrer en quoi elle peut être utile au quotidien.

La France a affirmé sa volonté d’être impliquée dans les grandes réformes d’avenir dont l’Europe a besoin. Elle devra défendre ses intérêts sur cette question sensible et essentielle.