Michèle TABAROT, Député des Alpes-Maritimes

Révision du Code du travail, de l’école, de la fiscalité locale…, Michèle Tabarot, Député des Alpes-Maritimes, revient sur les réformes entreprises par Emmanuel Macron depuis le début de son mandat et sur le grand débat censé recueillir la parole citoyenne sur le terrain et le rapprocher des territoires et des élus ruraux. Elle aborde également les enjeux des élections européennes de 2019, en défendant l’idée d’une Europe qui protège.

Réformes de l’école, du travail, des institutions… Que pensez-vous des réformes engagées par le président de la République ? Sont-elles à la hauteur des enjeux ?

Il y a effectivement beaucoup de réformes annoncées mais finalement bien peu ont pour l’heure pu être véritablement menées à leur terme.

La réforme du code du travail a été timide mais elle va sans doute dans le bon sens et je l’ai votée, contrairement à la réforme de la Justice qui menace le maintien d’une justice de proximité et l’autonomie de certaines juridictions.

Nous sommes dans l’attente des choix qui seront faits pour certains chantiers majeurs sur l’emploi, les institutions, la fonction publique, les retraites…. Tout cela a été retardé par les circonstances mais ce sont des débats que les Français et les élus attendent avec impatience.

Réunis au Cannet, à l’initiative de Michèle Tabarot, plus de 500 adhérents les Républicains en provenance de tout le département ont pu prendre part à de véritables échanges qui contrastent avec les longs monologues que nous administre le Chef de l’État depuis plusieurs semaines.

Et du débat, il y en a eu ! Pendant près de trois heures trente, accompagnés de nos amis Parlementaires, Jacques Grosperrin, Bernard Deflesselles, Gérard Cherpion, Eric Ciotti, Laurence Trastour, Eric Pauget, et de nombreux élus locaux, Maires, Conseillers Régionaux & Départementaux venus partager leurs propres expériences des territoires.

En ce jour dédié à la mémoire, où nous commémorions le souvenir de la « bataille de Verdun », nous avons aussi tenu à organiser un grand rassemblement au Cannet pour dire notre refus de l’antisémitisme et de la haine. C’est pour nous un symbole fort.

Les cérémonies officielles sont là pour nous remémorer le sacrifice de ceux qui sont morts pour la France. Mais elles nous rappellent aussi des passés douloureux, des temps de guerre, des instants héroïques, ainsi que des moments de souffrance, avec le souvenir des pires atrocités qui ont à jamais marqué l’histoire de la France et de l’Europe.

A chaque fois, nous avons ce souhait sincère : que les avertissements du passé permettent aux jeunes générations d’apprendre, pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Car le passé, ce n’est pas seulement le passé. Il montre les chemins à suivre, et ceux qu’il faut absolument éviter.