Michèle TABAROT, Député des Alpes-Maritimes

Une récente étude vient de confirmer l’importance de ce phénomène dans notre pays avec en moyenne un enfant affecté chaque jour par des troubles liés à la consommation d'alcool durant la grossesse. Le syndrome dit de l’alcoolisation fœtale, est la forme la plus grave de ces troubles. C'est aussi la première cause de handicap mental non-génétique des enfants.

Ce chiffre inquiétant ne représente malheureusement pas la totalité des cas puisque seules les difficultés qui apparaissent durant le premier mois sont ici prises en compte. Les conséquences peuvent se manifester plus tardivement, par exemple à l’âge scolaire avec des troubles d’apprentissage ou du comportement chez l'enfant.

Malgré les mesures de prévention existantes, la gravité de la consommation d’alcool demeure méconnue ou sous-estimée par certains futurs parents, avec notamment une absence de prise de conscience vis-à-vis des conséquences potentielles, et cela dès les premiers instants de la grossesse. 

Au regard de ces éléments, il semble urgent de renforcer significativement l’information afin d’éduquer les futurs parents aux bons comportements, mais aussi de développer les capacités de suivi et d’accompagnement des femmes enceintes qui éprouveraient des difficultés à interrompre leur consommation d’alcool durant leur grossesse.