L’explosion des cas de coronavirus en France démontre la gestion catastrophique de la crise sanitaire par le Gouvernement. Les hésitations permanentes, les errements et les demi-mesures n’ont pas permis de retarder la seconde vague.

Malheureusement, il s’est une nouvelle fois livré à un exercice solitaire n’ayant pas le courage d’associer et d’informer régulièrement les formations politiques sur l’évolution de la situation.

Cet aveu d’échec, c’est aussi celui du Chef de l’État.

Dans son allocution télévisée du mercredi 28 octobre, il a confirmé les nombreuses erreurs qui ont été commises lors du premier confinement.

Les adaptations annoncées sont en effet une terrible confession. La liste des manquements qui auraient pu être évitées est longue : laisser des personnes âgées mourir seules dans les EHPAD, empêcher les familles d’enterrer dignement leurs proches, mettre à l’arrêt de toute l’économie, fermer toutes les écoles…

C’est un constat que nous devrons garder à l’esprit lorsqu’il faudra faire les comptes, à la fin de la crise. Pour autant, cette lucidité ne doit pas nous détourner de la priorité absolue qu’est la santé des Français.

Bien sûr les décisions annoncées sont douloureuses et il faudra être encore plus aux-côtés des commerçants, restaurateurs, des entreprises et de tous ceux qui seront durement impactés.

Mais face à la tension énorme qui pèse sur les hôpitaux et les personnels soignants, nous avons un devoir de solidarité. Le choix du reconfinement est la seule option possible pour éviter de devoir à nouveau faire le tri entre les gens malades et laisser des personnes mourir faute de soins.

Favorable aux mesures annoncées mais désapprouvant totalement l’action d’un exécutif qui porte une lourde responsabilité, j'ai donc fait le choix de m’abstenir en ne prenant pas part au vote suite à la déclaration du Premier Ministre sur l’évolution de la situation sanitaire.