Après 3 mois de crise du coronavirus, les Français attendaient que, lors de son allocution télévisée du 14 juin, le Chef de l’État trace de nouvelles perspectives fortes pour l’économie, l’emploi et la cohésion de la Nation.

Malheureusement, durant près de 20 minutes, le discours a sonné creux. Les déclarations d’intentions et l’annonce d’un nouveau rendez-vous en juillet n’ont pas suffi à masquer la vacuité des mots et l’absence d’engagements concrets du Chef de l’État qui est de surcroît désormais bien incapable de faire preuve de lucidité et d’objectivité. 

Car en effet, comment peut-il ouvrir son intervention en se disant fier de sa gestion de la crise ?

Il n’y a aucun satisfecit à avoir. Le pays n’était pas préparé, nous n’avions pas de stock stratégique. Le confinement était un pis-aller parce que l’État n’avait pas les moyens de protéger les Français, de mener des campagnes de dépistage, ou de soigner tous les malades. Les Collectivités locales ont su suppléer un pouvoir central absolument dépassé par la situation et elles l’ont fait d’une façon remarquable.

Les soignants, les médecins, les Forces de l’ordre ont dû aller au combat sans armes. Eux aussi ont assumé leur mission avec un dévouement qui force le respect et l’admiration.

Non Monsieur le Président, le bilan de la crise n’est pas bon, ni sur le plan humain, ni sur le plan social,  ni sur le plan économique. La France affiche des résultats parmi les plus mauvais en Europe et il n’y a aucune gloire à en tirer.

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L’exercice a aussi été marqué par de nombreuses reculades et renoncements du Président :

  • en prétendant soutenir les Forces de l’ordre alors qu’il a laissé son Ministre de l’Intérieur les stigmatiser durant des semaines.
  • en se posant en défenseur de l’histoire de France lui qui l’a si souvent maltraitée à grands renfort de repentance systématique.
  • en promettant plus de décentralisation alors qu’il n’a eu de cesse d’organiser une recentralisation rampante des pouvoirs à son profit.

Le Chef de l’État a prétendu vouloir rassurer les Français mais il ne mènera pas les combats dont notre pays a besoin. Il ne s’opposera pas aux séparatismes par crainte des violences. Il n’affirmera pas la place de la France sur la scène internationale par peur des représailles des autres pays. Il ne redistribuera pas le pouvoir parce qu’il est trop attaché à ses prérogatives.

Il est désormais disqualifié pour incarner le renouveau tant espéré au lendemain de la crise du Covid-19. C’est à nous tous qu’il reviendra collectivement d’incarner cet espoir pour la France, pour l’Europe et pour le Monde.