Depuis plusieurs mois, nous assistons à une explosion des violences dans notre pays. L’insécurité progresse et l’inquiétude des Français suit la même trajectoire. Nous l’avons ressenti sur la Côte-d’Azur où les troubles et les agressions se sont multipliés durant cet été perturbé par l’expansion mondiale du coronavirus.

Pendant ce temps, le Chef de l’État se contente d’observer et de commenter. Lui qui récemment qualifiait les agressions « d’incivilités », admet désormais que notre société dans son ensemble est confrontée à une  banalisation de la violence.

Mais les petites phrases et les déclarations d’intention ne suffisent plus. Il est plus que temps pour le Gouvernement d’agir.

Quand des dealers lourdement armés défient ouvertement l’autorité à Grenoble, quand les règlements de compte se multiplient dans nos quartiers, quand les membres des forces de l’ordre sont délibérément percutées par des délinquants, quand des violeurs multirécidivistes sont laissés en liberté, quand le communautarisme prend le pas sur l’unité de notre pays…, alors c’est bien notre pacte national qui est en danger sous les coups de boutoir d’une violence qui est incompatible avec le contrat social.

Au lieu de prendre les mesures de ces réalités, le Gouvernement nous offre le déplorable spectacle d’un Ministre de la Justice idéologisé qui contredit publiquement le Ministre de l’Intérieur sur « l’ensauvagement » pourtant évident de notre société. Nous voyons ici les limites de la politique spectacle et d’un casting gouvernemental plus guidé par des préoccupations médiatiques que par un souci d’efficacité et de cohérence.

Pour renouer avec nos valeurs, le Gouvernement doit agir avec détermination et courage pour ne plus laisser des pans entiers de la France aux mains des violences et des extrémismes.