Je déplore sincèrement que l’Etat n’ait pas encore reconnu les agents de polices municipales comme faisant partie des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire et ne leur reconnaisse pas le droit de bénéficier de l’accès au service de garde d’enfants.

Je désapprouve totalement cette situation. Vous savez en effet que les policiers municipaux sont eux aussi en première ligne pour faire respecter les mesures de restrictions que le Gouvernement a prises pour lutter contre la propagation du Covid-19.

Un deux poids, deux mesures regrettable

Dans de nombreuses villes ils assurent seuls cette mission en l’absence d’effectifs suffisants de police nationale. Ils le font avec beaucoup de courage, au péril de leur propre santé, et ils méritent vraiment toute notre considération.

Dès lors, je trouve regrettable qu’ils y aient toujours deux poids et deux mesures.

J'ai été profondément émue en apprenant les nombreux décès en lien avec le coronavirus survenus tragiquement dans un EHPAD de Mougins. En ce moment difficile, j’adresse tout mon soutien aux familles si douloureusement affectées.

Leurs interrogations demeurent nombreuses, et c'est pourquoi je viens de saisir le Ministre des Solidarités et de la Santé pour lui demander de veiller à ce que toute la transparence sur les causes de cette tragédie soit faite.

Il est également indispensable que des tests de dépistage soient pratiqués sans délai sur les personnels qui interviennent chaque jour avec beaucoup de courage et trop peu de moyens de protection dans les EHPAD, conformément à l’engagement pris par le Ministre il y a quelques temps, mais qui n’a toujours pas été mis en œuvre.

Nous savons que la situation nationale est très difficile dans ces établissements. Comme pour l’hôpital, il faudra ici aussi en tirer les enseignements le moment venu.

Dans un contexte sanitaire lourd, il faut tout faire pour veiller à protéger nos aînés et ceux qui veillent sur eux.

La France pleure la perte d’un grand homme d’État qui aura marqué l'histoire politique de notre pays.

Tout au long de son engagement public remarquable, il a su par sa proximité tisser un lien affectif singulier avec nos concitoyens.

J’étais admirative de son énergie et de son attachement indéfectible à notre terroir et à notre territoire.

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Mais je retiendrai surtout de Jacques Chirac son amour de l’art et l’ardeur qu’il mettait à défendre l’unité de la nation et la réconciliation des Français, comme il l’a fait en choisissant la date du 5 décembre – au lieu du 19 mars de sinistre mémoire – pour l’hommage aux Morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie.

Mes pensées vont à son épouse et à sa famille auxquelles je veux dire mon soutien et mon amitié dans ce moment difficile...