Michèle TABAROT, Député des Alpes-Maritimes

Michèle Tabarot vient d’interpeller la Ministre des Solidarités et de la Santé sur la situation du Groupement d'Intérêt Public Enfance en Danger.

Entre autre, le GIPED gère le numéro national d'appel d’urgence « Allo ! Enfance en danger » (ndlr : 119) qui apporte aide et écoute aux mineurs victimes de maltraitances ou en danger de l'être. Il traite en moyenne 1.000 appels par jour et a aidé plus de 375.000 enfants depuis sa création.

Dans une démarche qui ressemble surtout à une nouvelle opération de communication, le Président de la République vient de reconnaître la responsabilité de l’État français dans le décès de Maurice AUDIN, membre du parti communiste.

Michèle TABAROT demande au Chef de l’État d’avoir une démarche similaire envers la mémoire des Pieds-noirs et des Harkis qui ont tragiquement perdu la vie le 5 juillet 1962 à Oran à cause de la passivité du commandement français qui a mis plusieurs heures à faire intervenir les troupes pendant qu’un massacre était perpétré.

Une nouvelle fois, la mémoire ne doit pas être sélective sauf à rouvrir sans fin de terribles blessures.

Si le Chef de l’État veut se mêler de l’histoire, il doit la regarder avec lucidité des deux côtés et ne pas sombrer dans la repentance systématique.

Une récente étude vient de confirmer l’importance de ce phénomène dans notre pays avec en moyenne un enfant affecté chaque jour par des troubles liés à la consommation d'alcool durant la grossesse. Le syndrome dit de l’alcoolisation fœtale, est la forme la plus grave de ces troubles. C'est aussi la première cause de handicap mental non-génétique des enfants.

Ce chiffre inquiétant ne représente malheureusement pas la totalité des cas puisque seules les difficultés qui apparaissent durant le premier mois sont ici prises en compte. Les conséquences peuvent se manifester plus tardivement, par exemple à l’âge scolaire avec des troubles d’apprentissage ou du comportement chez l'enfant.

Malgré les mesures de prévention existantes, la gravité de la consommation d’alcool demeure méconnue ou sous-estimée par certains futurs parents, avec notamment une absence de prise de conscience vis-à-vis des conséquences potentielles, et cela dès les premiers instants de la grossesse. 

Au regard de ces éléments, il semble urgent de renforcer significativement l’information afin d’éduquer les futurs parents aux bons comportements, mais aussi de développer les capacités de suivi et d’accompagnement des femmes enceintes qui éprouveraient des difficultés à interrompre leur consommation d’alcool durant leur grossesse.