Michèle TABAROT, Député des Alpes-Maritimes

Michèle Tabarot interpelle le Ministre de l'Économie et des Finances sur les préjudices qu’entraînerait la suppression du « taux réduit » de taxe qui s’applique actuellement sur le G.N.R. (Gasoil Non Routier) et réclame qu’une attention toute particulière soit portée à la mobilisation des professionnels qui lui demandent instamment de renoncer à cette mesure contenue dans le PLFSS 2019 du Gouvernement.

En effet, elle aurait comme conséquence de pénaliser très lourdement les entreprises du Bâtiment et des Travaux Publics, avec un impact estimé à près d’un milliard d’euros pour ces acteurs majeurs de l'économie française.

Un tel déséquilibre risquerait de conduire inéluctablement à des suppressions d'emplois et à des cessations d'activités dans un secteur qui rencontre déjà depuis plusieurs années des difficultés conjoncturelles persistantes.

Par ailleurs, en raison des marges extrêmement faibles pratiquées dans le secteur du BTP, cette disposition engendrerait « in fine » une hausse des coûts de réalisation des infrastructures routières, des logements ou des travaux de rénovation, qui serait alors directement supportée par les contribuables, ainsi que les propriétaires ou futurs acquéreurs.

Michèle Tabarot vient d’interpeller la Ministre des Solidarités et de la Santé sur la situation du Groupement d'Intérêt Public Enfance en Danger.

Entre autre, le GIPED gère le numéro national d'appel d’urgence « Allo ! Enfance en danger » (ndlr : 119) qui apporte aide et écoute aux mineurs victimes de maltraitances ou en danger de l'être. Il traite en moyenne 1.000 appels par jour et a aidé plus de 375.000 enfants depuis sa création.

Dans une démarche qui ressemble surtout à une nouvelle opération de communication, le Président de la République vient de reconnaître la responsabilité de l’État français dans le décès de Maurice AUDIN, membre du parti communiste.

Michèle TABAROT demande au Chef de l’État d’avoir une démarche similaire envers la mémoire des Pieds-noirs et des Harkis qui ont tragiquement perdu la vie le 5 juillet 1962 à Oran à cause de la passivité du commandement français qui a mis plusieurs heures à faire intervenir les troupes pendant qu’un massacre était perpétré.

Une nouvelle fois, la mémoire ne doit pas être sélective sauf à rouvrir sans fin de terribles blessures.

Si le Chef de l’État veut se mêler de l’histoire, il doit la regarder avec lucidité des deux côtés et ne pas sombrer dans la repentance systématique.