Dans un courrier adressé au 1er Ministre, Michèle TABAROT demande au Gouvernement d'accorder une réelle liberté de choix aux familles concernant le retour à l'école de leurs enfants. Elle écrit :

Depuis l’annonce par le Chef de l’État d’une reprise progressive des cours à compter du 11 mai prochain, les interrogations et les inquiétudes sont nombreuses pour les parents d’élèves, mais aussi, au sein de la communauté éducative.

Même les scientifiques sont divisés sur le sujet et il n’existe pas de consensus concernant les risques que cela pourrait représenter pour les enfants et leur entourage.

Je suis intervenue auprès du Ministre de l’Économie et des Finances pour demander une annulation totale des cotisations fiscales et sociales qui pèsent sur les entreprises durant toute la période de confinement, ainsi qu'une reprise progressive des prélèvements obligatoires, le temps pour elles, de retrouver des conditions acceptables d'exercice de leur activité.

Dans la conjoncture actuelle, un simple report de charges tel qu'annoncé par le Gouvernement ne règlera en rien la situation extrêmement préoccupante à laquelle sont confrontés de très nombreux travailleurs indépendants et patrons de TPE/PME alors qu'ils subissent depuis plusieurs semaines une perte irréversible de chiffre d'affaires.

En l’état, cette disposition n'aurait pour effet que de repousser de quelques mois une véritable hécatombe économique et une cascade inévitable de cessations d'activités.

Très touchée par le drame de l’EHPAD de Mougins où trente-sept décès liés au coronavirus sont survenus, j’ai demandé au Groupe « les Républicains » de l’Assemblée nationale d’interroger le Ministre de la Santé afin qu’il adopte une position claire devant les Français.

En effet, cette tragédie nous rappelle à quel point il faut des actions fortes et concrètes pour limiter les risques de contamination par le Covid-19 au sein de ces établissements, au premier rang desquelles, la mise en œuvre systématique du dépistage des personnels et des résidents.

Malheureusement, les déclarations du Gouvernement restent encore floues à ce sujet et trop de temps a été perdu depuis le début de l’épidémie alors qu’il y a urgence à agir pour le bien de nos ainés