Les nombreux échanges et messages reçus de la part de commerçants, restaurateurs, entrepreneurs et professions libérales montrent l’urgence d’apporter un soutien puissant aux acteurs économiques pour limiter les conséquences de la crise économique et sociale annoncée.

Les mesures décidées par le Gouvernement ne répondent que partiellement à l’importance des besoins et les parlementaires se sont immédiatement mobilisés pour l'alerter à ce sujet.

Ainsi, Michèle TABAROT qui avait interrogé le Ministre de l’Économie, se réjouit qu’il se soit ensuite engagé à ce que les conditions d’accès au fonds de solidarité soient assouplies pour les TPE et PME.

De même, plusieurs évolutions sont intervenues concernant les aides dédiées aux professions libérales même si du chemin doit encore être parcouru.

Il reste des enjeux essentiels à satisfaire…

A commencer par la nécessité que la crise sanitaire soit reconnue au même niveau qu’une catastrophe naturelle afin que les entreprises puissent bénéficier de garanties de la part de leurs assurances.

La crise sanitaire a mis en évidence l’importance stratégique de certains métiers qui sont essentiels pour assurer la protection, la sécurité et l’approvisionnement de la population.

C’est bien évidemment le cas pour tous les professionnels de santé auxquels nous devons une immense reconnaissance. C’est également le cas des employés du secteur privé qui poursuivent courageusement leurs activités dans le domaine alimentaire par exemple.

Les fonctionnaires d’État et territoriaux sont également très investis dans ce combat pour assurer la continuité du service public dont nos concitoyens ont tant besoin aujourd’hui que ce soit pour veiller au respect des règles en vigueur, apporter une assistance sociale, répondre aux besoins urgents, nettoyer les rues…

Je déplore sincèrement que l’Etat n’ait pas encore reconnu les agents de polices municipales comme faisant partie des personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire et ne leur reconnaisse pas le droit de bénéficier de l’accès au service de garde d’enfants.

Je désapprouve totalement cette situation. Vous savez en effet que les policiers municipaux sont eux aussi en première ligne pour faire respecter les mesures de restrictions que le Gouvernement a prises pour lutter contre la propagation du Covid-19.

Un deux poids, deux mesures regrettable

Dans de nombreuses villes ils assurent seuls cette mission en l’absence d’effectifs suffisants de police nationale. Ils le font avec beaucoup de courage, au péril de leur propre santé, et ils méritent vraiment toute notre considération.

Dès lors, je trouve regrettable qu’ils y aient toujours deux poids et deux mesures.