À l’heure où certains trouvent encore des excuses aux casseurs et critiquent davantage l’action des Forces de l’ordre que les exactions de fauteurs de troubles, j’ai défendu hier à Matignon une ligne de clarté et de fermeté.
Aucune démocratie ne peut tolérer la violence politique, les atteintes aux biens et aux personnes ou la remise en cause de l’autorité républicaine.
En France, chacun est libre de contester et de s’opposer. En revanche, il n’existe aucun droit à l’émeute, au pillage, aux dégradations ou aux agressions contre les Forces de l’ordre.
Je réaffirme mon soutien total à nos policiers et à nos gendarmes qui sont en première ligne lorsque la violence éclate. Ils doivent savoir que la République est résolument à leurs côtés. Défendre l’autorité de l’État, c’est défendre ces femmes et ces hommes qui la font respecter chaque jour sur le terrain.
Cette exigence m'a également conduite à dénoncer l'attitude profondément irresponsable de La France insoumise, dont les principales figures alimentent depuis des années une forme de complaisance dangereuse envers les auteurs de violences.
J’ai donc à nouveau alerté sur la responsabilité politique écrasante de ce mouvement dans le climat de tension que connaît notre pays.
Quand ses élus s'affichent aux côtés de groupuscules d'extrême-gauche dont les méthodes reposent sur l'intimidation, la violence ou la haine des institutions, ils cessent d'être de simples observateurs du désordre : ils contribuent à sa légitimation politique.
Cette ambiguïté permanente avec ceux qui prospèrent sur le chaos et l’affrontement est insupportable. La clarté républicaine impose de choisir son camp. Le nôtre est celui de la loi, de l’ordre démocratique et de la sécurité des Français.
C’est pourquoi j’ai également réaffirmé notre détermination à soutenir les mesures nécessaires pour rétablir l’ordre républicain et protéger nos concitoyens.
Parce que les dégradations et les pillages de commerces, de voitures et de biens publics sont insupportables, nous soutiendrons l’instauration de l’état d’urgence si les violences du week-end dernier doivent se reproduire.
J'ai une pensée particulièrement émue et solidaire pour tous ceux qui ont vu, samedi et dimanche derniers, le fruit d'une vie de travail, d’efforts et de sacrifices anéanti en quelques heures par ces hordes de barbares.
Parce que ce n’est pas aux contribuables de rembourser les dégâts, nous soutenons le projet de loi « Casseur/Payeur » afin que ceux qui détruisent, ceux qui pillent et ceux qui participent à des rassemblements violents soient solidairement responsables des dégâts auxquels ils ont pris part, en permettant, s’il le faut, de rembourser le préjudice en prélevant le montant de son indemnisation directement sur leurs prestations sociales.
Parce que seule la certitude d'une sanction ferme permet de faire reculer durablement la violence, nous réclamons l'instauration de peines minimales dès le premier acte ainsi qu'un plan d'urgence pour la création de places de prison.
La droite républicaine refuse le déni et la complaisance. Elle est aux côtés des Français qui aspirent à la tranquillité, des élus locaux confrontés aux dégradations et des forces de l’ordre qui protègent la République.
Tel est le message que j’ai porté aujourd’hui en votre nom et telles sont les certitudes que je continuerai à défendre.
Dans la période que nous traversons, l’autorité de l’État n’est pas une option. Elle est la condition de toutes nos libertés.


